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Accueil » Thaïlande, Laos, Cambodge • 2006

Trajet Kompong Cham – Siem Reap

12 mars 2006 Aucun commentaire

Récit


Pour ces cinq heures de route, j’étais placée à l’avant du bus, juste devant le pare-brise. Au Cambodge, les sièges sont numérotés, et on n’a pas trop le choix de sa place. Je peux vous dire que j’ai passé 5 heures à me demander qui on allait tuer sur la route : les vaches qui traversent paisiblement, les poulets, les chiens ou les 2 roues sur le côté ?
Au Cambodge, c’est très simple, la priorité revient au plus gros. Quand on est dans un bus, on est donc le plus fort. Mais comme si le gabarit ne suffisait pas, il faut aussi que messieurs les chauffeurs se fassent entendre : ils klaxonnent donc environ toutes les 30 secondes, pour montrer qu’ils sont là et qu’ils sont les plus forts. J’ai trouvé ça particulièrement insupportable. Parce qu’en étant à l’avant, on n’a pas d’autre choix que celui de regarder la route, et de lever le nez pour voir ce qui se passe à chaque coup de klaxon. Cinq heures avec un coup de klaxon toutes les 30 secondes, je vous laisse faire le calcul… de quoi devenir dingue.

Le bus roule à 100 km/h (beaucoup plus vite qu’au Laos) et fait des zig-zags sur la route, pour éviter les autres véhicules. Le bus ne supporte pas de ralentir, le bus ne supporte pas d’être derrière un autre véhicule. Donc quand il arrive derrière une voiture, le bus klaxonne au moins 5-6 fois, pour lui dire « bon dieu que fais-tu sur mon chemin ? », ensuite il double alors qu’une autre voiture arrive en face, en se mettant sur une troisième voie virtuelle. Il klaxonne à nouveau pour avertir la voiture d’en face. Du coup chaque voiture se serre sur le bas-côté et ralentit, et le bus roule royalement sur sa voie virtuelle du milieu, sans jamais freiner.
Idem pour les 2 roues ou les charettes. Chaque fois que le bus approche un 2 roues (et dieu sait s’il y en a ici), il klaxonne : même s’il n’y a personne qui arrive en face et qu’il lui suffit de se décaler un peu pour doubler la mob, il klaxonne quand même l’air de dire « pousse-toi de là que je m’y mette, tu es petit, tu n’as aucun droit ».
Au Laos, les bus klaxonnaient de temps en temps, avec des coups très brefs, pour prévenir les 2 roues lorsque la chaussée était vraiment étroite, mais c’est tout. Au Cambodge, le bus doit être le symbole suprême de la virilité !

Autre anecdote sur le bus : les karaokés. On dirait qu’ils adorent ça ici. Des love songs ultra niaises, des clips totalement kitsch, avec le même scénario à chaque fois : un jeune homme et une jeune femme se retrouvent dans un jardin avec des fontaines et des fleurs. Ils se tournent autour, ont l’air de ne pas en finir, tout d’un coup la fille est triste, puis le gars semble dire quelque chose et tout va mieux. Ils se regardent alors dans le blanc des yeux pendant tout le reste de la chanson, et finissent pas s’effleurer mutuellement la joue. Et là t’as envie de crier : mais enfin roule-lui une pelle bon sang !! Bon ok, ça fait partie de la pudeur asiatique. En général, le volume est à fond, et on est obligé de supporter ces chansons en khmer (ou en thaï, je ne sais pas trop) pendant plusieurs heures. Merci Jean-François pour l’Ipod, il me sauve littéralement la vie ici !

Carte

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