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Accueil » Thaïlande, Laos, Cambodge • 2006

Trajet Don Det (Laos) – Kratie (Cambodge)

7 mars 2006 Aucun commentaire

Récit


Petit résumé du passage de la frontière Laos – Cambodge.
Départ le 2 mars à 8h du matin de Don Det, en bateau, pour rejoindre Ban Nakasang. De là, un tuk-tuk m’emmène à Voen Kham, le poste frontière, côté Laos. La piste pour y arriver est vraiment défoncée, et nous sautons tous sur nos banquettes. Le chauffeur essaie d’éviter les nids de poules, en faisant des zigzags, mais parfois, y’en a partout donc pas le choix.

A la frontière, on nous demande nos passeports, et pendant les vérifications, un type nous emmène un peu à l’écart pour nous demander chacun 2 $ en échange du tampon de sortie. On m’avait prévenue, le coup du bakchich est très courant. On m’avait dit qu’en insistant un peu, et en précisant qu’on avait déjà payé pour le visa, on pouvait y échapper. Mais ce jour-là, pas moyen. Le type nous joue le jeu de la pitié : « si vous ne donnez pas l’argent, mon employeur verra bien qu’il en manque et je risque de perdre mon emploi ». Il précise aussi qu’on a de la chance, parce que le week-end ou à l’heure du déjeuner, on aurait payé 3$, pour heures supplémentaires !
Enfin il nous annonce qu’on devra aussi payer 1$ côté Cambodge, et que si on veut, on peut négocier là-bas.

Je discute un peu avec les gens de mon tuk-tuk mais ils n’ont pas l’air décidés à négocier. Alors quand tout le monde paye, quel choix reste-t-il ? Aucun, donc j’ai payé, mais ça m’a mise de mauvaise humeur. Pas pour les 2$, mais pour le principe. C’est du racket pur et dur.
Au bout d’une demi-heure, on repart, en mini-bus cette fois, à destination du poste frontière cambodgien (Dom Kralor). La piste est encore plus accidentée que la précédente, et le paysage est digne d’un décor de fin du monde : arbres et herbes brûlés, terre battue, pas une cabane à l’horizon, nous sommes totalement seuls au milieu de ce désert aride, sous un soleil de plomb. Mon siège est complètement pourri et je suis toujours de mauvaise humeur, mais j’apprécie quand même cette atmosphère.

Arrivés au second poste frontière, même topo : on remplit la carte d’entrée dans le pays, et on nous demande 1$.
Je passe en dernier, et voyant que tous les autres ont payé sans broncher, je suis le mouvement. Mais la mauvaise humeur persiste…
A partir de là, la route est « goudronnée » ou en train de l’être. On va donc un peu plus vite, mais on est quand même pas mal remués. On prend des Cambodgiens au passage, alors que le mini-bus est déjà plein. Ça c’est une coutume en Asie. Au Laos, c’était pareil : y’a toujours de la place, suffit d’en faire ! Donc les gens s’entassent les uns sur les autres, on est bien serrés, ça tombe bien, il faisait froid (35 degrés) !

Nous arrivons à Stung Treng vers midi, première ville après la frontière. Au départ, je devais m’arrêter là pour prendre un autre bus vers Kompong Cham. Mais on me dit que je suis la seule vers cette destination, donc que ça va me coûter cher. Du coup je décide de suivre les autres jusqu’à Kratie (prononcez Kratché) et je ferai le reste du trajet demain.
Nous prenons un autre mini-bus, plus confortable, et c’est reparti pour 2h30 de route. Celle-ci aussi est goudronnée ou en cours, mais je sais pas comment ils posent le goudron ici, la surface n’est pas plane, si bien que quand on parle, on a la voix qui tremble.

Ce qui m’a fait marrer, c’est que pour interdire l’accès à la voie en cours de goudronnage, ils posent des grosses branches et des pierres tous les 5 mètres (visiblement les cônes blancs et orange ne sont pas arrivés jusqu’ici).
Tout le long du trajet, on voit des ouvriers travailler : sous cet affreux cagnard, ils creusent des trous, transportent des pierres, cachés sous des écharpes qui ne laissent voir que leurs yeux. Et tout ça à la main. J’ai bien vu quelques engins (dont une goudronneuse), mais le plus gros des travaux reste manuel. Je ne sais pas en combien de temps il vont terminer cette portion de 141 km, et je leur souhaite bien du courage. Par cette chaleur, on a juste envie d’une chose : dormir à l’ombre d’un arbre et boire un pastis !

Les derniers kilomètres avant d’arriver à Kratie m’ont redonné le sourire. D’un côté de la route, des bananiers, des cocotiers et des maisons en bois. De l’autre, toujours des bananiers et des cocotiers, et le Mekong. L’eau et la végétation redonnent de la couleur à ce paysage aride, et du coup c’est presque moins étouffant. J’ai oublié de préciser qu’il n’y avait pas de clim dans le mini-bus, donc je vous dis pas les fesses et les cuisses trempées sur les sièges en skaï !
Aux abords de la ville, le bus se met à klaxonner pour un oui pour un non, c’est un peu agaçant. Je vais découvrir plus tard que c’est d’usage ici.

Arrivée à Kratie vers 16h30 : les chauffeurs de moto-dop (moto-taxi) nous sautent dessus avec les photos des guesthouses dans lesquelles ils touchent une commission. J’avais repéré une adresse sympa, et je trouve le rabatteur correspondant. Me voilà arrivée à bon port. Ai-je vraiment réalisé que je suis au Cambodge ?

Carte

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