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Accueil » Retour à Borneo (Indonésie) • 2010

Surabaya, selamat datang di Indonesia !

9 novembre 2010 Aucun commentaire

Récit

(Selamat datang di Indonesia = Bienvenue en Indonésie)

Cette année nous entrons en Indonésie par Surabaya, à l’est de l’île de Java, après 3h45 de vol à bord d’un Airbus 320 de la compagnie Air Asia. Arrivée à l’aéroport Juanda de Surabaya vers minuit, le temps d’acheter notre « visa on arrival », de passer l’immigration et de récupérer nos sacs, on sent déjà l’odeur des kreteks !

À Surabaya, c’est comme à Balikpapan, les taxis sont réglementés : un guichet nous délivre un ticket avec un prix imprimé dessus, en fonction de l’adresse qu’on a donnée. 78 000 Rp (Rupiahs) pour les 20 minutes de taxi qui nous séparent du Narita Hotel.

Nous réservons assez rarement des chambres, mais vue notre heure tardive d’arrivée, c’était quand même plus prudent. On avait déjà fait ça l’an dernier à Jakarta. Et pour commencer tranquillement le voyage, on préfère aussi tabler sur des prix moyens dans les grandes villes. La classe économique y est souvent très bas de gamme, voire sale. Malheureusement quand on a réservé depuis Bangkok, il ne restait que des chambres VIP… Tant pis, pour 45€ la chambre, on va se faire plaisir !! On sait que pour la suite du voyage, on dormira dans un confort plus spartiate.

Très bonne surprise en arrivant au Narita, c’est vraiment un hôtel « chic », contrairement à l’hôtel soi-disant chic qu’on avait réservé l’an dernier à Jakarta. Accueil hyper chaleureux, réception cossue, restaurant ouvert 24h/24, chambre VIP immense et décorée avec goût, wifi, ordinateurs à disposition dans le hall…
On avait prévu de changer de chambre pour la deuxième nuit, mais on l’aime bien notre VIP room !

Après avoir pris possession de notre chambre, nous renouons avec nos habitudes indonésiennes : premier nasi goreng, premières kreteks et premières Bintang. Pas de doute, nous sommes bien en Indonésie.

La journée du lendemain est consacrée à la logistique du séjour. Tout d’abord, échanger de l’argent, puis acheter nos billets d’avion pour l’étape suivante (Java -> Borneo) et enfin acheter une carte SIM pour mettre dans mon vieux téléphone. C’est bien pratique d’avoir un portable local ici, ça ne coûte presque rien et ça permet d’être un peu plus autonome.

A la banque

Nous sommes accueillis comme des rois. Les employés sont tout sourire en nous voyant entrer, presque fiers qu’on ait choisi leur banque. Quand on leur lance un « selamat pagi ! » (littéralement « bon matin »), ils sont surpris et redoublent de sourire. Comme souvent, le simple fait de dire quelques mots en Bahasa Indonesia (la langue nationale) les pousse à croire qu’on parle couramment, donc ils enchaînent à toute vitesse et là, on a bien retenu la phrase : « Bisa bicara Bahasa Indonesia sedikit, sedikit » (on parle un tout petit peu). À Surabaya, ils parlent anglais, donc pas de souci.
On nous fait monter au premier étage et une jeune femme adorable s’occupe de nous. Elle nous fait asseoir le temps de la transaction ; ce n’est pas un bureau de change, mais une petite banque, donc il faut d’abord montrer que nos euros sont en bon état, puis les employés passent des coups de fil pour obtenir le taux de change (d’après ce qu’on a compris), et enfin on nous propose un taux. Ensuite, il faut encore attendre qu’ils nous délivrent les billets. On est vite millionnaire en Indonésie, puisque 100€ représentent environ 1 million de rupiahs !

Super accueil à la Celebrities Travel Agency

Premier réflexe en entrant dans l’agence de voyage : demander s’ils parlent anglais. « Anda bisa bicara Bahasa Ingriss ? ». Une seule employée parle quelques mots d’anglais, on nous oriente gentiment vers elle, avec de grands sourires. Un jeune homme nous apporte rapidement deux verres d’eau pendant que la jeune femme téléphone pour se renseigner sur les tarifs de notre vol. Nous obtenons un billet Surabaya – Pangkalanbun (Borneo) pour 750 000 Rp (environ 62€). On aurait sans doute payé moins cher en réservant avant, mais malheureusement les sites web des petites compagnies aériennes n’acceptent que les cartes bancaires indonésiennes. Nous sommes donc obligés de tout faire sur place via une agence, et en liquide.

La réservation des billets s’éternise un peu, du coup une autre employée nous apporte plusieurs parts de gâteau au chocolat, avec deux autres verres d’eau. Quel accueil !! Le gâteau est super bon en plus. Je me décide alors à chercher dans mon guide de conversation comment complimenter sur la nourriture. Et je trouve une phrase toute faite : « Ini enak sekali ! » (littéralement : ceci est très délicieux !). Je lance ma petite phrase avant de prendre congé, tout le monde est surpris et me complimente !

Dans la rue

En déambulant dans les rues sans trottoirs de Surabaya, on nous confirme de nouveau qu’on est bien en Indonésie. « Hello Mister ! » nous lancent les jeunes depuis leurs mobylettes ! Depuis mon premier séjour en Indonésie, je me suis habituée à ça : « mister » est utilisé indifféremment ici pour s’adresser à un occidental, qu’il soit homme ou femme. En général ce sont plutôt les jeunes, qui apprennent l’anglais à l’école, mais j’imagine que progressivement, les moins jeunes se sont mis à cette pratique. On entend ça à tous les coins de rue. Ça donne une ambiance assez joyeuse, et le « hello mister » est toujours suivi d’un large sourire et d’un signe de la main.
L’an dernier à Samarinda, nous avons posé la question à notre guide Datu. Il nous a expliqué que « mister » était une déformation du mot « master », qui était toujours utilisé pour s’adresser aux maîtres hollandais pendant la colonisation (de 1885 à 1945).

Au restaurant chinois

Pour le dîner nous avons suivi le conseil du Lonely Planet : un petit restaurant de poissons très typique. Malheureusement l’établissement est aujourd’hui fermé. On demande donc au chauffeur de taxi de nous emmener dans un autre resto à proximité, également recommandé par le Lonely. Il s’agit d’un resto chinois : l’idée ne nous emballe pas trop à la base, mais finalement, nous ne sommes pas déçus.

L’endroit est immense, et seul un couple d’Indonésiens est en train de dîner quand on arrive. Pas très engageant… On nous apporte rapidement une carte ainsi que deux grands chariots présentant différents petits plats. On ne comprend pas tout de suite qu’on peut soit commander à la carte, soit choisir directement ces petits plats qu’on fera cuire dans l’appareil posé sur notre table. Ça ressemble à un appareil à raclette, mais à l’intérieur, on met simplement de l’eau à bouillir. On ajoute de l’ail, puis la nourriture qui nécessite plus de cuisson et enfin les légumes. Au bout de cinq minutes, c’est prêt : on sort les petits plats à l’aide d’une passoire, puis les légumes à l’aide d’une louche, car l’eau de cuisson peut être consommée comme un bouillon.
Certains petits plats sont envoyés en cuisine pour être frits (raviolis, beignets de crevette…), et on commande en plus un bol de riz pour accompagner tout ça.

Restaurant chinois de Surabaya

L’ensemble est délicieux et le personnel très serviable. L’ambiance est un peu insolite : nous sommes maintenant les seuls clients dans cette pièce immense qui passe du Céline Dion et du Whitney Houston en boucle. Mais l’expérience est plutôt satisfaisante.

En musique

De retour à l’hôtel, un petit orchestre est en train de jouer dans le salon. On s’y installe pour siroter une bière. Nous sommes le seul public. Très rapidement, le groupe nous invite à choisir les morceaux. Évidemment on leur demande s’ils connaissent des chansons françaises, en étant à peu près sûrs de la réponse. Ils répondent tous en cœur : « Aline » (de Christophe). Je ne sais pas trop pourquoi cette chanson est connue ici. En tout cas il n’y a pas un endroit en Indonésie où l’on ne m’a pas joué « Aline ». Ils entonnent ensuite une autre chanson française puis nous demandent à nouveau ce qu’on aimerait entendre.
On choisit alors deux chansons indonésiennes qu’on aime bien. Entre-temps, d’autres clients (indonésiens) s’installent pour assister au concert.
À plusieurs reprises la chanteuse m’invite à les rejoindre sur scène. Ça aurait été sympa de pousser la chansonnette avec eux, mais je me sens un peu timide.
Le groupe enchaîne sur un dernier morceau, et termine son set en nous remerciant d’être venus.

Notre impression générale sur Surabaya

Une ville bien agréable pour le peu qu’on en a vu. On redoute toujours un peu les grandes villes, et la plupart du temps, on a bien raison. Surabaya a été une bonne surprise, c’est chouette d’entrer dans notre pays favori sur une bonne note.

On remarque aussi que les gens ici parlent beaucoup plus anglais qu’à Sulawesi ou Borneo. Ceci dit, ils sont toujours contents lorsqu’on fait l’effort de parler un peu leur langue. C’est l’occasion de nous replonger dans la pratique de cette langue plutôt facile, et de se préparer doucement à la suite du voyage. On sait qu’à Borneo, l’anglais ne sera pas de rigueur !

⊕ Infos pratiques

» Vol Bangkok -> Surabaya (Java)
3h45, 2100 bahts / personne (44€), taxes et bagages inclus, avec Air Asia

» Taxi aéroport de Surabaya -> centre-ville : 20 minutes, 78 000 Rp

» Hôtel Narita (Surabaya)
Chambre VIP, 539 000 Rp
www.naritahotel.com

» Vol Surabaya (Java) -> Pangkalanbun (Kalimantan Centre)
1 heure, 750 000 Rp / personne, avec Trigana Air

Carte

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