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Rencontre avec les raies manta de Sangalaki

25 octobre 2009 3 commentaires

Récit

Voir des raies manta : un rêve depuis mes premières plongées en 2005… C’est d’ailleurs un peu pour ça que nous sommes venus à Derawan. Pour ça et pour le côté bout du monde aussi. Les raies manta sont une valeur sûre ici : elles évoluent dans les eaux tropicales riches en plancton, souvent autour des récifs coralliens.

Plongée bouteille avec nos premières raies manta

Nous partons avec Osland, le divemaster, Andi et Luzia, deux Suisses-Allemands rencontrés au losmen Danakan. Direction : Manta Run. C’est marrant cette excitation pendant la plongée. Osland nous a presque garanti qu’on en verrait. Alors régulièrement, je lève la tête, je me mets sur le dos, pour tenter de les apercevoir. En effet les raies manta sont la plupart du temps vers la surface, où elles se nourrissent de plancton, si bien qu’en plongée bouteille, on ne les aperçoit souvent que de loin.

Au bout d’une quinzaine de minutes, ça y est, Osland nous fait signe : je lève la tête et je vois, tout là-haut, une immense ombre avancer dans un mouvement majestueux. On dirait un oiseau gigantesque. Je suis déjà un peu émue, mais frustrée d’être si loin d’elle.

Notre première raie manta (Sangalaki, Kalimantan Est, Indonésie)

Un peu plus tard, la chance nous sourit : une raie s’est aventurée dans les profondeurs (on n’est pourtant pas très bas : 14-15 mètres tout au plus) et s’arrête à 5-6 mètres de nous, au-dessus d’un récif, semblant chercher quelque chose. Là, c’est la claque ! Le dos noir, le ventre blanc, les ailes immenses, les deux « cornes » de chaque côté de sa tête. Elle bat des ailes tranquillement, sans même sembler remarquer notre présence. C’est un animal mythique pour moi. Alors le voir en vrai, c’est très émouvant.

Une raie manta sur un récif corallien (Sangalaki, Kalimantan Est, Indonésie)

La « cleaning station »

Deux jours plus tard, nous réitérons l’expérience, cette fois sur le site de Manta Parade. Osland nous indique qu’elles descendent souvent ici dans ce qu’on appelle une « cleaning station », à une quinzaine de mètres de profondeur, pour venir se faire nettoyer par les poissons. L’avantage de cet endroit : elles s’arrêtent un long moment, et on peut les admirer de près, sans les perturber.

Peu après notre descente, Osland commence ses repérages. Rapidement, il nous fait signe de l’attendre là. Nous restons donc couchés par terre dans le courant, en attendant son retour. C’est un moment assez ludique, et calme à la fois. J’aime rester comme ça sans bouger, en essayant de contrôler ma flottabilité, à observer ce qui se passe autour et jouer avec mes camarades de palanquée.

En attendant Osland, parti en repérages (Sangalaki, Kalimantan Est, Indonésie)

Quelques minutes plus tard, Osland revient et nous fait signe de le suivre. En quelques coups de palmes, on arrive à l’endroit qu’il a repéré. Effectivement, on a à peine le temps de s’installer, que deux raies font leur entrée l’une dernière l’autre. La deuxième décide rapidement de remonter à la surface, tandis que la première s’approche de nous. Je suis scotchée, elle vient vraiment vers nous, comme pour nous dire bonjour. Sont-ce nos bulles qui l’ont attirée ?

Nous sommes tous accrochés comme on peut pour se maintenir malgré le courant. Jean-François filme la scène. La raie a posé son dévolu sur Andi et Luzia, allongés juste devant nous. Elle s’arrête au-dessus d’eux, à moins d’un mètre, et reste là cinq bonnes minutes (montre en main). Nous essayons de bouger au minimum pour ne pas faire fuir la belle. Le moment est époustouflant. Je n’ai pas peur, je sais que la raie manta est inoffensive pour l’homme. Je suis juste émue, impressionnée par cet animal gigantesque qui s’est posé si près de nous. Comme s’il voulait communiquer avec nous ! En ce qui me concerne en tout cas, j’ai l’impression d’avoir vécu une vraie communion avec la nature.

Une raie manta très attirée par Andi et Luzia, qui tentent de se maintenir dans le courant (Sangalaki, Kalimantan Est, Indonésie)

Après s’être bien fait chatouiller le ventre par les bulles de nos camarades, la raie manta s’éloigne doucement, en un battement d’aile. Nous restons là à la regarder disparaître, submergés par ce que nous venons de vivre, puis essayant d’échanger nos impressions. Mais il n’y a pas de signe en plongée pour exprimer ça. Il n’y a même pas assez de mots…

Au revoir… (Sangalaki, Kalimantan Est, Indonésie)

Danse avec les raies manta

Après ce merveilleux épisode, nous remontons à bord du bateau. L’eau calme et le paysage idyllique de Sangalaki nous aident à nous remettre de nos émotions. L’île est posée sur l’horizon comme une assiette sur une table.

Sangalaki vue de la surface (Kalimantan Est, Indonésie)Nous faisons quelques mètres en bateau en essayant de nous remettre et soudain, un autre miracle : des dizaines de raies manta nagent à la surface, à perte de vue. Leurs ailes fendent l’eau à chaque battement. Une scène magique !

Snorkeling avec les les raies manta (Sangalaki, Kalimantan Est, Indonésie)

Ni une ni deux, nous enfilons masques, tubas et palmes, et sautons à l’eau. C’est encore mieux que pendant la plongée bouteille. Elles sont là, tout près, nageant juste à côté de nous ou au-dessus de nos têtes. On essaie de les suivre, mais elles nagent à contre-courant, et le fait de palmer à toute allure ne nous permet pas de les rattraper. Alors on remonte sur le bateau, on refait quelques mètres, puis on les retrouve, et on replonge.

De vrais oiseaux sous-marins, quelle grâce (Sangalaki, Kalimantan Est, Indonésie)

Pendant plus d’une heure on s’adonne à ce petit manège et au final, on ne prend même plus le temps d’enfiler nos palmes. Nous assistons à un véritable ballet, elles glissent sur l’eau dans une danse majestueuse, elles foncent vers nous gueule ouverte, nous frôlent, virevoltent. Elles sont énormes, sans doute entre quatre et cinq mètres d’envergure. J’ai envie de crier, de pleurer ou de rire. Dans les trois cas, avec le tuba en bouche, pas facile ! En tout état de cause, ces magnifiques oiseaux sous-marins inspirent le respect et la sérénité… Un de mes plus beaux souvenirs.

Toutes les photos sont prises sans zoom : on a pu nager très près (Sangalaki, Kalimantan Est, Indonésie)Andi imite leur chorégraphie (Sangalaki, Kalimantan Est, Indonésie)Jean-François entre dans la danse (Sangalaki, Kalimantan Est, Indonésie)A mon tour (Sangalaki, Kalimantan Est, Indonésie)Bouche grande ouverte, les raies mantas avalent du plancton (Sangalaki, Kalimantan Est, Indonésie)Rien que 3 dans la même photo (Sangalaki, Kalimantan Est, Indonésie)Le joli ventre tacheté de la raie manta (Sangalaki, Kalimantan Est, Indonésie)

Voici le montage vidéo réalisé par Jean-François pour revivre ces beaux moments :

Vidéo

⊕ Infos pratiques

Plongée au losmen Danakan [prix 2009 et 2010]

  • La plongée : 250 000 Rp (≈ 20€), négociés à 200 000 Rp (≈ 16€) car nous possédons détendeurs, combinaisons et bottillons
  • Speedboat Maratua : 1h, 900 000 Rp (≈ 73€)
  • Speedboat Kakaban + Sangalaki : 900 000 Rp (≈ 73€)
  • Speedboat Sangalaki seule : 30-45 mn, 700 000 Rp  (≈ 57€)
  • Speedboat Kakaban seule : 1h, 800 000 Rp (≈ 65€)

/!\ 3 plongeurs maximum sur le speedboat, 2 plongées maximum par jour et par plongeur.

Si vous êtes nombreux, possibilité de louer un slowboat (plus économique mais moteur TRÈS bruyant), pour 1 million de Rp (≈ 81€). Exemple d’itinéraire à la journée :

  • Derawan -> Kakaban : 2h30
  • Kakaban -> Sangalaki : 1h
  • Sangalaki -> Derawan : 1h45

Carte


 

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