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Derawan, notre petit trésor du bout du monde

20 octobre 2009 2 commentaires

Récit

Coup de cœur absolu pour Derawan. Lorsqu’on débarque sur l’île, on réalise rapidement qu’on est les seuls touristes. Que ce soit dans notre losmen, dans le village ou sur la plage, il n’y a que nous… Presque personne ne parle anglais, pas même Rida-ah, la propriétaire du Losmen Danakan où nous resterons pendant presqu’une semaine. « Ada kamar ? » (Vous avez une chambre ?) est la première phrase qui me vient, mon Bahasa Indonesia (la langue officielle du pays) étant pour l’instant très approximatif.

Qu’à cela ne tienne, nous allons vivre à la locale et améliorer notre Bahasa !

La vie sur l’île

Le losmen Danakan s’étale le long d’un grand ponton qui va de la plage jusque loin dans la mer (là où on n’a pas pied à marée haute). Nous louons la petite chambre sur pilotis tout au bout du ponton. Confort simple mais c’est propre : ventilateur, salle de bain commune (que nous partageons avec nous-mêmes !), terrasse au-dessus de l’eau.

Notre chambre avec terrasse au bout du ponton (Derawan, Kalimantan Est, Indonésie)

On installe nos petites affaires, et on s’assoit sur le ponton pour admirer la mer, échanger nos premières impressions sur l’endroit, quand soudain une tortue sort la tête de l’eau, juste sous nos pieds, comme pour nous dire bonjour. Puis deux, puis trois. Moment improbable, presque émouvant.

Tortue au pied de notre ponton (Derawan, Kalimantan Est, Indonésie)

C’est donc là qu’on va passer les prochains jours, l’oreiller au-dessus du clapotis de l’eau et les tortues comme voisines : le concept nous convient parfaitement, on apprécie déjà la sérénité du lieu, la gentillesse de nos hôtes, le temps qui semble s’être arrêté.

Un des pontons de Derawan (Kalimantan Est, Indonésie)

« Danakan » veut dire « famille » en Bahasa, et c’est effectivement un accueil chaleureux et familial qui nous est réservé. Tous les matins, le petit déjeuner est servi, avant même notre réveil, sur la petite terrasse de notre chambre : beignets sous une cloche, thé et café dans un grand thermos. Le midi, lorsque nous ne sommes pas partis plonger, Rida-ah ou Ari (son mari) vient jusqu’à notre bout de ponton pour nous lancer un « makan siang ! » (à table, c’est l’heure du déjeuner). Le soir c’est la même chose, on nous lance un « makan malam ! » pour le dîner.

Avec la famille du Losmen Danakan : Ari et Rida-ah (les propriétaires), Osland, notre divemaster (Derawan, Kalimantan Est, Indonésie)

Il n’y a pas vraiment de restaurant au losmen, juste une salle à manger en terrasse avec de grandes tables. Pas de carte non plus, on mange ce que nous prépare la petite famille. L’aliment de base, le riz évidemment, accompagné de légumes en soupe, et de poisson ou de poulet. On a presque l’impression d’être chez eux, c’est ça l’esprit Danakan !

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais vous venez déjà d’apprendre quelques mots de Bahasa. « Makan » veut dire manger, « siang » veut dire midi, « sore » veut dire soir, donc « makan siang » signifie déjeuner, et « makan sore » signifie « dîner ». « Matin » se dit « pagi », je vous laisse deviner comment dire « petit déjeuner ». Facile non ?

Au bout d’un ou deux jours, un couple de Suisses-Allemands arrive au losmen. Luzia et Andi sont en voyage pour trois mois en Asie du sud-est, et arrivent tout juste de Sulawesi. Charmant petit couple avec qui nous passons de belles soirées et partageons de superbes plongées.

Nos journées à Derawan sont principalement axées autour de la plongée. D’ailleurs, il n’y a pas grand chose d’autre à faire. Une petite balade autour de l’île (½ heure), un tour sur la plage déserte barrée d’un beau cocotier couché, quelques séances photo chaque fois qu’on traverse le village car les enfants sont surexcités de voir des occidentaux, et surtout notre appareil numérique. Ils accourent vers nous en criant « hello mister », se battent pour être au premier plan et, une fois la photo prise, hurlent « satu lagi » (encore une). Ils sont beaux ces gosses avec leurs vêtements sales, leurs yeux qui brillent et leur sourire rayonnant. C’est toujours le même constat ; ils n’ont presque rien, et sont heureux avec. Un bâton, un caillou, un ballon, ou un touriste qui prend des photos. Le touriste n’est peut-être pas monnaie courante ici, mais ces gamins savent très bien prendre la pose.

Balade sur Derawan en fin de journée (Kalimantan Est, Indonésie)Séquence romantisme au sunset (Derawan, Kalimantan Est, Indonésie)Notre adresse sur Derawan (Derawan, Kalimantan Est, Indonésie)Rue principale de Derawan (Kalimantan Est, Indonésie)La plage de Derawan (Kalimantan Est, Indonésie)Les enfants surexcités devant notre appareil photo (Derawan, Kalimantan Est, Indonésie)Les starlettes (Derawan, Kalimantan Est, Indonésie)Portrait (Derawan, Kalimantan Est, Indonésie)Maisons voisines (Derawan, Kalimantan Est, Indonésie)

Les bébés tortues de Derawan

Pour lutter contre le commerce des œufs de tortues, il existe ici un centre de protection. On n’a pas bien compris qui s’en occupe, mais le principe est presque le même qu’au Gili Meno turtle sanctuary à Lombok (voir l’article Gili Meno : le bonheur en deux mots). Les œufs de tortues sont recueillis et placés dans des nids creusés dans le sable, à l’intérieur d’un enclos : c’est la « nurserie ». Les bébés éclosent dans le sable, puis y restent pendant 60 jours, avant de partir à la mer.

Un soir, nous avons la chance d’assister à la mise à l’eau des tortues. Arrivés à la nurserie, le responsable nous indique différents trous dans le sable : c’est là que vivent les bébé tortues. Il faut creuser pas mal avant d’atteindre les nids. Il fait nuit, on n’y voit pas grand chose, mais lorsqu’on allume notre lampe torche, on aperçoit des dizaines de tortues, ça grouille comme dans une fourmilière !

Bébés tortues dans leur nid (Derawan, Kalimantan Est, Indonésie)

Nous avons le droit de les prendre dans nos mains : elles sont si petites et tellement mignonnes, on dirait des peluches. On a envie de les protéger, de leur faire des câlins, c’est très émouvant.

Petite tortue deviendra grande (Derawan, Kalimantan Est, Indonésie)Ça chatouille un peu en fait (Derawan, Kalimantan Est, Indonésie)

Quelques instants plus tard, c’est l’heure de la mise à l’eau. Les tortues se dirigent instinctivement vers l’eau, alors qu’elles n’ont vécu que dans le sable jusqu’à présent. Elles sont aussi guidées par la lumière de la lune, et je crois que nos lampes torches les désorientent un peu. Allez hop, extinction des feux pour laisser ces petites bêtes rejoindre leur milieu naturel.

Les bébés tortues se dirigent instinctivement vers la mer (Derawan, Kalimantan Est, Indonésie)

C’est très amusant de les voir évoluer sur le sable, elles courent presque sur leurs toutes petites pattes. Lorsqu’elles atteignent la mer, elles glissent naturellement dans l’eau, et nagent comme des championnes.

Quelle grâce ! (Derawan, Kalimantan Est, Indonésie)

Malheureusement on sait que leurs chances de survie sont limitées. Elles sont souvent mises à l’eau la nuit pour éviter que les oiseaux les attaquent avant même leur arrivée dans la mer. Mais le milieu sous-marin est aussi rempli de prédateurs (requins entre autres) qui n’en feront qu’une bouchée. Seulement une tortue sur mille survivra… C’est bien triste.

⊕ Infos pratiques

» Losmen Danakan :
Chambre double (ventilateur) au bout du ponton, petit déjeuner inclus : 125 000 Rp
Chambre double (ventilateur) autour de la salle à manger, petit déjeuner inclus : 100 000 Rp
Mandi commun dans les deux cas.
En arrivant de Tanjung Batu en speedboat, demander à être déposé directement sur le ponton du losmen.
Réservation possible via Kadek, le propriétaire du centre de plongée (basé à Berau) :
☎ +62 813 4621 7872 (portable)
kadek112003@yahoo.com

» Kijang Berau -> Tanjung Batu
Trajet : 2 heures
Prix : 500 000 Rp (traversée en speedboat incluse)

» Speedboat Tanjung Batu -> Derawan : 20 minutes
La réservation du kijang et du speedboat a été faite auprès de Mr Datu, notre guide à Samarinda :
☎ +62  812 58 78 738 (portable)

Carte


 

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