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Excursion sur le fleuve Mahakam

13 octobre 2009 1 commentaire

Récit


Départ en bus de Samarinda pour trois heures de trajet. La première partie de la route est en très bon état, ça roule tout seul. Puis ça devient plus chaotique, à l’indonésienne quoi ! Mr Datu (notre guide) nous explique beaucoup de choses pendant le trajet. C’est agréable quand même d’avoir un guide, ça permet d’apprendre et de comprendre tout un tas de choses sur la région, la culture, les pratiques, la vie quotidienne, la politique. Bien sûr de ce point de vue-là, son discours reste subjectif, mais c’est bien de pouvoir communiquer dans une même langue avec un local. Et avec Mr Datu c’est parfait : il est prof d’anglais au collège en plus de son job de guide. Et il a bénéficié il y a quelques années d’un programme d’état qui l’a envoyé en Australie. On sent d’ailleurs bien son petit accent indo-australien quand il parle. C’est un luxe énorme dans certaines régions d’Indonésie de trouver quelqu’un avec ce niveau-là.

Entre autres sujets de conversation :

  • la corruption (à tous les niveaux de la société) ;
  • la déforestation massive, au profit notamment des cultures de palmiers à huile : l’huile de palme est utilisée par beaucoup d’industries (cosmétique, agro-alimentaire, produits ménagers, médecine, biocarburants…) ;
  • l’islam ;
  • la vie quotidienne (l’école, le salaire moyen…).

J’avais déjà abordé quelques-uns de ces sujets à Sumatra, en particulier la déforestation : c’est un problème majeur en Indonésie, puisque c’est l’un des rares endroits au monde où il reste une forêt primaire. En gros, la forêt tropicale indonésienne est aussi importante que celle d’Amazonie. Ces deux poumons de la planète sont en train de crever à petit feu, pour que les Occidentaux puissent bouffer des chips, des plats cuisinés, se mettre du fard à paupières et avoir des parquets exotiques…
Voir cet article : Les impacts environnementaux de l’huile de palme à l’étude

Et en effet, pendant ces trois heures de trajet, on n’a pu que constater les hectares de forêt entiers brûlés d’un côté, et les champs de palmiers de l’autre. Ce sera vrai pendant tout notre périple d’ailleurs, à Kalimantan comme dans la partie malaisienne de Bornéo.

Bref, revenons à nos moutons. Arrivée à Kota Bangun après 3h de route. Petite pause déjeuner au bord du fleuve Mahakam, puis départ en « ces » (canoë à moteur, prononcez « tchess ») sur le fleuve. Heureusement qu’on est avec Mr Datu, parce que franchement, une fois sortis du bus, on n’aurait jamais su où aller. Là encore personne ne parle anglais, tout le monde nous regarde comme si on venait de la planète mars, et pas un touriste donc.
“Ces” (petits canoës à moteur) à Kota Bangun (Kalimantan Est, Indonésie)
La virée sur le fleuve Mahakam reste un de mes plus beaux souvenirs sur ce voyage. Il m’est difficile de mettre des mots sur l’émotion qui m’envahit ce jour-là. Est-ce l’impressionnante nature qui nous entoure ? Le fleuve bordé par la jungle et la mangrove, les dizaines d’oiseaux croisés sur le chemin (aigles majestueux, hérons, martins pêcheurs multicolores, petites cigognes, aigrettes, mouettes…), les singes aperçus sur une rive ou dans les arbres (macaques, nasiques = singes au long nez), les serpents, varans et autres buffles ?
Pêcheur, fleuve Mahakam (Kalimantan Est, Indonésie)Aigle, fleuve Mahakam (Kalimantan Est, Indonésie)Mouettes sur le fleuve Mahakam (Kalimantan Est, Indonésie)Martin pêcheur, rivière Ohong (Kalimantan Est, Indonésie)Nasiques (singes au long nez) sur les rives du Mahakam (Kalimantan Est, Indonésie)Village flottant, Mahakam (Kalimantan Est, Indonésie)Hérons sur le lac Jempang (Kalimantan Est, Indonésie)
Est-ce le passage du fleuve Mahakam à la rivière Ohong, plus étroite, plus intime, avec la simplicité extrême des villages de pêcheurs sur pilotis et leurs habitants si souriants ? Est-ce tout bonnement le mélange des deux qui, pour la première fois de ma vie, m’a donné l’impression d’être vraiment au bout du monde ? J’ai touché le bout du monde du bout de mes doigts, voilà comment je pourrais exprimer ça. Et à ce moment-là, mon cœur est descendu dans mon estomac, il est passé dans tout mon corps et s’est remis à sa place. L’impression de chavirer, les larmes aux yeux. Tout ce que j’ai pu dire à Mr Datu : « C’est tellement différent de notre pays ». Et pourtant au fil des voyages, j’en ai vu des endroits différents, des cultures hallucinantes, des paysages splendides, des gens souriants. Là, au bord du fleuve Mahakam, il y avait autre chose.

Il y a eu plusieurs moments. D’abord, l’anecdote à raconter absolument : on s’installe dans le ces, le moteur démarre et au bout de quelques dizaines de mètres, notre conducteur allume la musique. Là, en Indonésie, dans l’est de Kalimantan, au beau milieu du fleuve Mahakam, loin de toute référence culturelle occidentale, les enceintes ultra puissantes du ces se mettent à cracher du Michael Jackson. INCROYABLE. Oui je suis une fan, donc forcément cette petite compil’ MJ m’a fait super plaisir. Mais surtout, ressentir (parce que le dire c’est rien) que ce type a réellement traversé les continents jusqu’au plus profond de la campagne de Kalimantan, aux frontières de la jungle, ça, c’est dingue. Je n’ai pas pu m’empêcher de me retourner vers le conducteur et de lever mon pouce vers le ciel en signe d’approbation, le sourire scotché jusqu’au oreilles. Fier d’avoir marqué un point, il a monté le son, pour bien couvrir celui du moteur, c’était parfait ! Moment improbable. Une telle déconnexion entre ce que j’entends et ce que je vois. Ce fleuve, ces cahutes en bambous sur la rive, plus loin les rizières plantées sur l’eau, ces gosses qui me sourient, ces gens qui vivent de rien et qui ont l’air heureux, tout ça au son de Billie Jean et Dirty Diana !

Déconnecté ? Pas tant que ça à un moment donné : un peu plus tard on longe de grands buissons sur lesquels sont posés des groupes de mouettes. Le passage du bateau perturbe inévitablement la tranquillité des oiseaux, qui du coup prennent le large. A cet instant, c’est le morceau « Earth song » qui passe dans la sono de notre ami. Michael Jackson se déchire la voie en criant au secours pour cette planète qui meurt. « What about animals, what about the seas, what about forest trails, burnt despite our pleas… » Curieusement pertinent. Pour ceux qui connaissent la chanson, à chaque envolée lyrique de Bambi (Aaaaaaaaaaah Aaaaaaaaaaaah), les mouettes se jettent vers le ciel dans un élan coordonné. Un vrai ballet, une chorégraphie parfaitement synchronisée, un clip. Voilà, le génie Michael Jackson même venu faire danser les oiseaux du fleuve Mahakam !

Stop à Melintang

Sur les rives du fleuve Mahakam sont installés de nombreux villages de pêcheurs. Melintang, comme tous les autres, est structuré en deux parties : sur le fleuve, les cahutes flottantes et les caisses à poissons, sur la terre, des jolies maisons en bois sur pilotis (souvent perchées à 3 mètres) servant d’habitation. Toutes alignées sur la rive, parfois peintes en vert, bleu ou rose, c’est un grand ponton en bois qui sert de promenade principale, pour passer de l’une à l’autre. On dirait une petite Croisette, version bout du monde, c’est très joli. Seul bâtiment en dur ici, la mosquée, qui se dresse fièrement au centre du village. Parfois, les 3 mètres de pilotis ne suffisent pas lorsque Mahakam se déchaine, si bien que les habitants se réfugient dans leurs cahutes flottantes.
Le village de pêcheurs de Melintang, sur le Mahakam (Kalimantan Est, Indonésie)

Ce qui frappe en arrivant à Melintang, c’est le calme. Il est presque 13h, la chaleur est à son comble, les hommes sont sans doute partis pêcher et les femmes sont à l’intérieur.
Melintang (Kalimantan Est, Indonésie)
Pas grand monde sur la Croisette, sauf quelques gamins qui nous saluent en souriant. Ici on n’as pas droit au traditionnel « Hello mister ». Un simple « Hello », paisible, un sourire radieux, un papa qui nous demande de prendre sa fille en photo. Il y a une sorte de sérénité ici, on se sent loin, très loin de tout, et on avance sur cet ponton en réalisant la chance qu’on a d’accéder à ça, de venir voir ces pêcheurs d’un autre âge, de vivre ce que, habituellement, on voit à travers notre petit écran dans un documentaire sur des contrées lointaines.

Après une petite balade sur la Croisette, Mr Datu nous invite à descendre une passerelle pour aller voir les poissons. Flottant sur l’eau, sur des petites plateformes en bois, des milliers de petits poissons se font dorer la pilule au soleil. Et des hommes coiffés du traditionnel chapeau pointu, munis de gants, s’affairent autour d’eux.
Melintang (Kalimantan Est, Indonésie)
Juste à côté dans de grands boxes en bois, des poissons vivants se font engraisser ici quelque temps, avant d’être vendus vivants aux restaurateurs du tout Kalimantan Timur. Durant cette petite visite, quelques gamins nous suivent, nous sourient et nous regardent. Je ne suis pas sûre que beaucoup d’occidentaux passent par là.
Enfants de Melintang (Kalimantan Est, Indonésie)

Mr Datu nous indique – et ça se sent un peu de toutes façons – que Melintang est un village assez riche. Et il en veut pour preuve le nombre d’hommes qui ont fait au moins une fois le pèlerinage à La Mecque. C’est vrai qu’en Indonésie, peu de gens quittent le pays, leur île, voire leur ville ou village. Et compte tenu du salaire moyen, l’achat d’un billet d’avion pour une destination lointaine paraît quasi impossible. Il faut effectivement être riche pour passer des rives de Mahakam à l’Arabie Saoudite.

Arrivée à Ohong, un autre monde

Escale dans un warung flottant de Muara Muntai pour une petite pause thé, et magnifique traversée du lac Jempang, luisante et paisible étendue d’eau où aigles et martins pêcheurs se croisent à chaque carrefour, utilisant les pièges à poissons (méli-mélo de bâtons auquel on accroche un filet) comme perchoir.
Aigle, Lac Jempang (Kalimantan Est, Indonésie)
Ça et là, des épouvantails plantés dans l’eau (un gros bâton de bois coiffé d’une bouteille d’eau ou d’un morceau de tissu ou de toile de jute) pour éloigner les oiseaux des pièges à poissons. Des immenses rizières d’eau vertes fluo se détachent de l’eau marron du lac.

En fin d’après-midi, nous arrivons au village de Ohong, sur la rivière du même nom, un village visiblement bien plus pauvre que Melintang. Notre ces s’engouffre entre les cahutes en bambous qui se reflètent dans la rivière.
Le village de Ohong sur la rivière du même nom (Kalimantan Est, Indonésie)
On a l’impression de littéralement pénétrer dans une civilisation d’un autre âge (abstraction faite des antennes satellites). Tous les habitants nous regardent avec un sourire jusqu’aux oreilles, nous lançant des « hello » à tout va, accompagnés d’un signe de la main. Parents et enfants accueillent notre passage avec la bonté affichée sur le visage. Ils rayonnent dans cette lumière de fin d’après-midi. Ils vivent ici, avec si peu, dans des cabanes en bois flottantes et bancales, ou sur la rive perchés à 3 mètres sur des pilotis.
A Ohong, grands et petits nous saluent (Kalimantan Est, Indonésie)
Autour d’eux l’eau, les bateaux, les poissons, la mangrove, et le dôme de la mosquée qui rayonne sous le soleil. Ici tout se passe autour de l’eau : la pêche bien sûr, mais aussi la toilette, la lessive, la vidange des bateaux, les boutiques et stations-service qui ont pignon sur fleuve.

D’ailleurs quand on est repassés dans l’autre sens un peu plus tard, c’était l’heure de la toilette, peu avant le coucher du soleil. Les femmes en paréo, les hommes en slip, les enfants nus, tous se rassemblent au bord de l’eau pour une douche collective et publique. Personne ne se regarde, chacun se savonne énergiquement et se rince à l’écuelle. Même schéma pour le brossage de dents : accroupis sur le ponton, il font mousser le dentifrice puis, remplissant d’eau le creux de leurs mains, se rincent la bouche. Un moment assez attendrissant, toujours ponctué par les « hello » des habitants.

Juste après le village de Ohong, on continue notre trajet sur la rivière Ohong, bien plus étroite que le fleuve Mahakam, bordée par la mangrove, parfois même littéralement envahie par elle : notre ces semble glisser sur ces feuillages, c’est assez magique. Plus on avance, moins la rivière est profonde, et il devient de plus en plus difficile d’avancer moteur allumé.
Rivière Ohong (Kalimantan Est, Indonésie)
Mr Datu passe à l’avant du ces pour aider à pagayer, il sort même parfois du bateau pour le tirer. Les troncs d’arbre échoués nous barrent souvent la route, notre parcours semble devenir moins évident. Mais Mr Datu cherche les nasiques, il paraît que c’est l’heure à laquelle il sorte près de la rive. On les a déjà vus de loin, mais il espère pouvoir nous les montrer d’un peu plus près. On arrête le ces, et on attend quelques minutes pour les laisser approcher dans le silence. Mais les singes au long nez n’ont visiblement pas l’intention d’en montrer le bout ce soir. Le soleil ne va pas tarder à se coucher de toutes façons donc il est temps de faire demi tour pour rejoindre le village de Tanjung Isuy.
Sunset, rivière Ohong (Kalimantan Est, Indonésie)
Retraversée du village de Ohong puis retour sur le lac et cap sur l’ouest, on assiste au sunset sur le lac, qui sert de miroir au ciel, images époustouflantes.

Retour sur le lac Jempang après le sunset, pour rallier le village de Tanjung Isuy (Kalimantan Est, Indonésie)

Nuit à Tanjung Isuy, village Dayak

Après avoir bouffé du moucheron sur les derniers kilomètres parcourus en ces à la tombée de la nuit, nous débarquons à Tanjung Isuy, un petit village Dayak au bord du lac Jempang. Les Dayak sont un peuple indigène de Borneo, chasseur de têtes jusqu’à la fin du XIXe siècle, animiste, dont une grande partie s’est convertie au christianisme. Tanjung Isuy est cependant un village où les traces de la culture Dayak sont peu nombreuses.

La vie de la communauté Dayak s’organise autour des longhouses, maisons traditionnelles qui peuvent accueillir jusqu’à 100 personnes. Aujourd’hui certaines longhouses sont transformées en losmen. C’est dans l’un d’eux que nous avons passé la nuit : Mr Datu nous a réservé une chambre au Louu Taman Jamrud, une charmante longhouse abritant des chambres spartiates mais propres, avec moustiquaire, ventilateur, et salle de bain commune. La longhouse comporte un vaste espace dans son entrée, qui sert de boutique à souvenirs Dayak : sarongs, chemins de tables, nappes, paniers, chapeaux, bijoux, statuettes en bois, couteaux…

Après un dîner bien local au marché de nuit, Mr Datu décide de nous initier à la manipulation du Sumpit, arme traditionnelle Dayak, sorte de sarbacane servant à la chasse à l’animal et à l’homme.

Retour à la longhouse pour ce petit cours de maniement des armes. Le propriétaire de l’établissement se joint à nous : il installe une cible en papier sur une chaise au centre de la grande pièce principale, et nous voilà en train de souffler dans ce long tube en bois de fer (1,5 à 2 mètres), à l’intérieur duquel on installe de petites flèches en bambous.
Jean-François essaye le Sumpit (Tanjung Isuy, Kalimantan Est, Indonésie)
Dans la vraie vie, la pointe des flèches est enduite d’un poison à base de résine végétale qui peut tuer un animal (ou un humain) en quelques minutes, mais qui n’est pas toxique et permet donc à la viande de rester comestible. A la force d’un souffle, la flèche peut atteindre une proie à 25-30 mètres. Après quelques essais, on arrive à atteindre notre cible en papier, fastoche !!

Fin d’une journée riche en émotions et en rencontres mémorables avec la nature. Demain, nous repartons pour Samarinda avec Mr Datu.

⊕ Infos pratiques


» Excursion sur le fleuve Mahakam
Durée : un jour et demi
Prix : 2,9 millions de rupiahs pour deux personnes
Départ de Samarinda le matin en bus (3 heures de trajet)
Déjeuner dans un warung à Kota Bangun avant de prendre le bateau
Balade sur le fleuve et le lac sur un bateau à moteur tout l’après-midi
Nuit à Tanjung Isuy dans une « longhouse », anciennement maison Dayak
Retour à Samarinda le lendemain après-midi en bus (5 heures de trajet)
Guide : Mr Datu :
☎ +62  812 58 78 738 (portable)
punanbatu@yahoo.com (ajouté en mai 2014)

Carte


 

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Il y a un commentaire »

  • Didier dit :

    Bonjour,

    J’ai fait le parcours Samarinda (bus) -> Kota Bangun (bateau à moteur « ces ») -> Tanjung Isuy (plus Mancong, à quelques kilomètres) en 1995. J’en ai un très beau souvenir. C’est une expérience que je referais volontier.

    A l’époque, les statistiques de l’office de tourisme indiquaient autour de 250 visiteurs par an à Tanjung Isuy.

    A Kota Bangun, la route s’arrêtait. Pas moyen d’aller plus loin. J’étais resté une nuit dans une pension dont le restaurant offrait un seul plat : riz blanc plus poisson bouilli. :-)

    J’ai été charmé par le parcours en bateau à moteur. J’avais payé 200 francs français l’aller simple de Kota Bangun à Tanjung Isuy (environ 30 euros ; sans marchander), pour un trajet de 5-6 heures.

    La forêt était peu présente dans la région (arbres abattus), mais il n’y avait pas encore de plantations de palmiers à huile.

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