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Accueil » Borneo (Indonésie-Malaisie) • 2009

De Jakarta à Samarinda, arrivée à Kalimantan, « la rivière de diamants »

12 octobre 2009 Aucun commentaire

Récit

(« La rivière de diamants » évoque l’épaisse forêt tropicale, les animaux sauvages et les cultures primitives qui font de la région l’une des dernières grandes zones inexplorées du monde.)

Premier réveil matinal (qui marque d’ailleurs le début d’une longue série de lever tôt) : on doit être à l’aéroport à 8h30. En perspective, un vol de deux heures sur Lion Air en direction de Balikpapan, la capitale de Kalimantan. On s’attend à voyager sur un avion un peu pourri mais finalement, un beau Boeing 737-900, qui semble quasi neuf, nous attend. Les hôtesses sont charmantes, tout se passe bien.

Entre Jakarta et Balikpapan, à bord du Boeing 737 de Lion Air (Indonésie)Les charmantes hôtesses Lion Air (Indonésie)

Je suis un peu excitée à l’idée de découvrir enfin ce Kalimantan. Est-ce que ça va ressembler à Sulawesi ? Est-ce qu’on va pouvoir améliorer notre Bahasa Indonesia (la langue officielle du pays) parce que personne ne parlera anglais ? Même si on vient en Indonésie depuis quelque temps maintenant, le fait de changer d’île à chaque fois promet toujours de belles surprises. C’est comme si on visitait un pays différent. Chaque île a ses particularités, son peuple, sa culture, même si bien sûr la culture musulmane est très présente sur l’ensemble du territoire (à l’exception de Bali).

Arrivée à Balikpapan, première surprise, personne ne nous saute dessus pour nous proposer un taxi. Alors là, c’est le choc. On n’est pas du tout habitués ! Les gens nous ont bien repérés pourtant : les deux seuls blancs du quartier, avec des gros sacs sur le dos, ça ne passe pas inaperçu. Mais on dirait qu’ici, on n’est pas l’attraction principale. Eh bien ça fait tout bizarre, c’est la première fois que je vois ça en Asie du sud-est. On avait déjà dégainé notre Lonely Planet pour retenir le nom de la gare routière où l’on devait se rendre (Batu Ampar), on se préparait à négocier sec le prix de la course, à galérer pour se faire comprendre. Rien de tout ça. En observant un peu autour de nous, on croit comprendre qu’il faut prendre un ticket avant de monter en voiture.

Au bout de cinq bonnes minutes (le temps de fumer notre petite kretek peinards), un type s’approche de nous pour nous demander où on va, dans un bon anglais. Il nous explique alors qu’il faut effectivement prendre un ticket et nous invite à consulter un grand panneau indiquant le prix des courses par zone. On comprend mieux pourquoi personne ne nous a alpagués : les prix sont fixés, pas de négociation, donc pas la peine de sauter sur les clients pour essayer de leur survendre la course. On nous remet un ticket, avec le prix imprimé dessus, et au dos du ticket, un numéro de téléphone à composer en cas d’insatisfaction. Dans un pays où tous les moyens de transport (taxi, bemo, bus…) se négocient ferme, et où l’Occidental est souvent considéré comme un paquet de dollars sur pattes, c’est pour le moins étonnant.

Autre point à noter : d’entrée, Balikpapan nous semble beaucoup plus riche que Makassar (notre point d’entrée à Sulawesi l’an dernier). Devant l’aérogare, des 4×4 en pagaille, flambant neufs, des gens plutôt bien habillés, un parking clean, arboré. Puis pendant le trajet, des routes nickel, des ronds-points bien aménagés, encore des voitures neuves partout. Pas étonnant quand on y réfléchit : Kalimantan possède de nombreuses ressources naturelles (pétrole, gaz naturel, or, diamant, charbon, caoutchouc, cacao, œufs de martinet) qui font d’elle une des îles les plus riches d’Indonésie. Notons bien sûr la présence de Total (et de nombreux expats) à Balikpapan. Total et Pertamina (son équivalent indonésien) font eux-mêmes construire ou rénover les routes. Ceci explique cela.

Dix minutes plus tard le taxi se gare à côté d’un bus, le chauffeur crie « Samarinda » et on grimpe dedans, sans vraiment savoir si on est à la gare routière. Là, tout le monde nous regarde et il suffit de lancer un sourire pour que les passagers nous le rendent. On nous tend un ticket sur lequel est inscrit le prix. Encore une fois, tout a l’air d’être réglementé. Le trajet est plutôt agréable, on a la chance d’avoir pour nous une banquette prévue pour trois personnes (trois petits culs indonésiens), c’est plutôt confort.

Intérieur du bus entre Balikpapan et Samarinda (Kalimantan, Indonésie)

Arrivée à Samarinda, on retrouve une ambiance habituelle, les chauffeurs de bemo se jettent sur nous en criant « Hello mister ! ». Quelques-uns baragouinent trois mots d’anglais « Where you come from mister ? », « Where you go ? ». Et ils nous montrent des billets pour nous indiquer leur tarif. On est rapidement entourés de plein de monde, et subitement une femme me tend un téléphone portable. Sans comprendre je le mets à mon oreille et un charmant monsieur se met à me parler dans un anglais parfait. Il m’explique qu’il travaille pour le gouvernement, qu’il est guide touristique, et qu’il peut me donner des infos sur les excursions dans la région. Je lui réponds que pour le moment on cherche juste un endroit pour dormir, qu’on a repéré un hôtel dans notre guide. Il me confirme que l’hôtel existe toujours et m’indique le prix à payer pour y accéder en bemo : 5000 rupiahs par personne. Les types autour de nous en demandaient 50 000 ! Je le remercie et raccroche. Là je vais chercher dans mes souvenirs de l’an dernier et j’annonce à nos racoleurs : « lima ribu satu orang » (5000 par personne). Les types un peu scotchés se mettent à me parler en indonésien, pensant que je parle couramment ! Après de longues négociations, on arrive à s’entendre sur ce prix et c’est parti.

Arrivés à l’hôtel Gelora, un type s’approche de nous en disant : « C’est moi que vous avez eu au téléphone ». Le gars a tout compris, il a des indics à la gare routière qui l’informent de l’arrivée des touristes (peu nombreux dans la région, on n’a pas vu un touriste en deux jours à Samarinda). Grâce à ça et à son très bon anglais, il arrive facilement a entrer en contact avec les gens. L’hôtel Gelora s’avère être un vrai taudis. Les couloirs sont glauques à mourir, les chambres, bien que pourvues de mandis (salle de bain) puent l’humidité et ne semble pas avoir été nettoyées depuis des lustres. On veut bien y aller à la roots, mais il y a une règle d’or : faut que ce soit propre !

Notre guide nous informe que la catégorie « ekonomi » ici veut souvent dire « sale ». Il nous emmène donc vers un autre hôtel, un peu plus cher mais propre, où l’on passera la nuit.

Après une conversation avec notre guide futé sur les diverses excursions à faire dans la région, on se décide à partir en balade sur le fleuve Mahakam, le plus long fleuve de Kalimantan. On voulait au départ aller voir les orangs-outans dans le parc national de Kutai, mais les prix pratiqués nous font renoncer. C’est assez décevant d’ailleurs. Kalimantan est une région très peu touristique, et pourtant la moindre activité coûte un bras. Par exemple, trois jours de trek dans la jungle du parc de Kutai (dont un jour prévu pour le trajet retour sur Samarinda) coûtent 4 000 000 Rp (soit plus de 280 €). C’est exorbitant pour l’Asie du sud-est. A Sumatra en 2007, j’avais payé 600 000 Rp (42 €) pour un vrai trek de trois jours dans la jungle de Bukit Lawang. On est tombés d’accord avec Jeff pour dire qu’on irait à Sumatra ensemble, et qu’on (re)verrait les orangs-outans là-bas. A la place, on a donc choisi cette excursion sur le grand fleuve Mahakam, pas donnée non plus, mais qui promet aussi d’être superbe.

⊕ Infos pratiques

» Vol Jakarta –> Balikpapan
2h, … Rp / personne, avec Lion Air

» Taxi aéroport Seppingan –> gare routière de Batu Ampar
Durée : 10 minutes
Prix : 45 000 Rp

» Bus Bakilpapan –> Samarinda
Durée : 2 heures
Prix : 21 000 Rp / personne
Horaires 2009 : 06:15 / 07:03 / 10:20 / 12:43 / 13:27 / 18:06 / 18:30

» Hôtel Gading Kencana à Samarinda
Chambre double avec salle de douche : 235 000 Rp (≃ 17 €)

Carte

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