La boîte à outils

Infos pratiques, cartes & itinéraires, matériel, sac, trousse à pharmacie, billets d’avion, budget & tarifs sur place

La boîte à tuyaux

Mes bonnes et moins bonnes adresses (hébergement, guides, centres de plongée…) par destination

La boîte à images

Paysages, plongée, portraits, sur le vif, clichés de groupe… Revivez mes voyages en photos et en vidéos

La boîte à bulles

Dérivantes, raies manta, créatures étranges, jardins de coraux… Mes plus beaux souvenirs de plongée

La boîte à vrac

Articles autour du voyage, réflexions, idées, coups de cœur… en attendant le prochain voyage

Accueil » Sulawesi (Indonésie) • 2008

Les bateaux Bugis de Tanah Beru

28 septembre 2008 2 commentaires

Récit

Aujourd’hui nous allons à Tanah Beru, à 18 km à l’ouest de Bira, pour visiter le chantier de construction de bateaux. Les « pinisi » sont des voiliers en bois, construits artisanalement selon une technique ancestrale par les Bugis (groupe ethnique de Sulawesi Sud). Ils sont  utilisés depuis plusieurs siècles pour les échanges commerciaux et culturels entre les îles indonésiennes, les Philippines, la Malaisie et l’Australie. De nos jours ils sont plutôt destinés à l’activité de croisière.

Il était un petit navire…

Le chantier est impressionnant : des dizaines de coques sur échafaudage alignées sur la plage, de toutes tailles. Les plus grandes doivent faire la hauteur d’un immeuble de trois étages. Certains bateaux ont été laissés à l’abandon, avant même d’être finis.

Chantier de construction des pinisi (Tanah Beru, Sulawesi Sud, Indonésie)Pinisi en construction (Tanah Beru, Sulawesi Sud, Indonésie)

Nous nous approchons du plus gros bateau et les ouvriers nous invitent à monter. La rampe d’accès est une planche étroite calée entre le sable et la coque. Les ouvriers montent et descendent à une allure incroyable, en toute assurance. Je n’en dirais pas autant de moi, qui avance telle une funambule débutante !

Montée sur un des bateaux en construction (Tanah Beru, Sulawesi Sud, Indonésie)

Sur le pont en construction du bateau, nous admirons la technique avec laquelle les ouvriers assemblent les planches et taillent des chevilles dans le bois. La technique des construction des pinisis est très spécifique: au lieu de commencer par assembler la charpente, les Bugis disposent d’abord la quille, puis l’enveloppe. Les planches de la coque sont ensuite chevillées ensemble, bords contre bords. D’après ce que j’ai compris, l’étanchéité est bien meilleure ainsi. Un pinisi typique fait environ huit mètres de large et 34 mètres de long. La construction peut prendre jusqu’à un an.

L’ironwood (littéralement « bois de fer ») est majoritairement utilisé :  cette appellation désigne une large variété de bois réputés pour leur dureté et leur densité, provenant essentiellement de Papouasie Occidentale et de Borneo.

Sur le pont du bateau en construction (Tanah Beru, Sulawesi Sud, Indonésie)

On profite de notre hauteur pour admirer le paysage : entre les planches pas encore fixées de la proue, et l’échafaudage en bois, le ciel vient embrasser la mer dans un dégradé de bleus.

Vue depuis la proue du bateau (Tanah Beru, Sulawesi Sud, Indonésie)

Nous redescendons sur la plage et faisons quelques pas dans le sable jusqu’au village. L’endroit est désert. Seuls quelques gamins font les pitres devant nous pour que nous les prenions en photos.

Les enfants sur la plage (Tanah Beru, Sulawesi Sud, Indonésie)

Et un peu plus loin ce sont les chèvres qui occupent la plage. Les chèvres, et les détritus. Ce n’est pas la première fois que nous voyons ce genre d’images. Le sens de l’écologie n’est pas encore très développé en Asie du Sud-Est. Question d’éducation ? Ou simple retard dans la prise de conscience ? Si l’on y réfléchit bien, les questions écologiques n’étaient pas si centrales que ça en France il y a encore quelques dizaines d’années… Ceci dit on m’a toujours appris à jeter mon papier dans la poubelle.

Chèvres et ordures (plage de Tanah Beru, Sulawesi Sud, Indonésie)

Bref, ici, une plage paradisiaque peut vite se transformer en dépotoir, et il serait malhonnête de ne pas le mentionner. L’Indonésie, c’est aussi ça : du plastique en veux-tu en voilà, peu de collecte des déchets, des enfants et des adultes qui jettent leurs déchets (papier, plastique, canettes) par la fenêtre des bus, et j’en passe.

Traversée de Tanah Beru

Dans les rues étroites de Tanah Beru, bordées de palmiers, de bananiers et de maisons multicolores, nous rencontrons à nouveau des enfants, surexcités par notre passage, et criant à tout va « hello mister » et « foto, foto ! ». On s’arrête régulièrement pour les prendre en rafale et leur montrer le résultat. Je crois que nous sommes aussi heureux qu’eux de vivre ces moments. Ils rient à gorge déployée devant les clichés qu’on leur montre, se pressent autour de l’appareil photo, posent en souriant jusqu’à se décrocher la mâchoire. Tant de sourires et de joie ne peuvent être que communicatifs.
Maison colorée de Tanah Beru (Sulawesi Sud, Indonésie)Les enfants tout fous devant notre appareil photo (Tanah Beru, Sulawesi Sud, Indonésie)
Et les adultes sont loin d’être les derniers  à en profiter. Certains sont fiers que leurs enfants soient immortalisés, d’autres demandent carrément à être pris en photo, comme ce jeune pêcheur posant devant sa grosse prise de la journée, ou cet homme, qui semble le lui avoir acheté pour nous impressionner. Il nous a attiré jusqu’à sa mobylette pour être photographié devant sa glacière.

Un jeune homme particulièrement fier de sa pêche (Tanah Beru, Sulawesi Sud, Indonésie)Pour nous impressionner, ce monsieur a acheté le gros poisson et a ensuite insisté pour être pris en photo ! (Tanah Beru, Sulawesi Sud, Indonésie)

Carte

[geo_mashup_map]

 

Naviguez dans cette rubrique :

 
 
 

Il y a 2 commentaires »

Une réaction, une question ? C'est à vous !

Ce blog est compatible avec Gravatar. Pour créer votre propre avatar, rendez-vous sur le site Gravatar.