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Les doigts de pieds en éventail sur les Iles Perhentian

23 mai 2007 Aucun commentaire

Récit


[Du 17 au 20 mai]

Depuis Kuala Lumpur, neuf heures de bus VIP pour arriver à Kuala Besut, port d’embarquement pour les îles Perhentian, au nord-est du pays, près de la frontière thaï. Et quand je dis bus VIP, c’est du vrai VIP, rien à voir avec la classe « executive » en Indonésie. Un grand bus tout propre tout neuf, avec deux sièges d’un côté, et un seul de l’autre, donc évidemment, les sièges sont BEAUCOUP plus larges.

Le vrai bus VIP en Malaisie (Kuala Lumpur, Malaisie)

Ils sont inclinables aussi, mais vraiment très inclinables, au point qu’on est presque en position allongée. Et puis comme en business class dans un avion, il y a une petite extension de siège au niveau des jambes, pour pouvoir s’étendre bien comme il faut. La clim oui, mais pas trop forte. Bref, toutes les conditions réunies pour dormir correctement. Car oui, c’était un trajet de nuit.

Arrivée à Kuala Besut vers 6h du matin, puis embarquement sur un speed boat à 7h, pour le lever du soleil (ce sera bien le seul de mon voyage, superbe !).

Embarcadère de Kuala Besut : lever de soleil (Malaisie)Le même lever de soleil, depuis le speed boat (Malaisie)

Les Iles Perhentian sont deux îles, la petite (« kecil ») et la grande (« besar »). On m’avait conseillé la petite et de préférence « Long Beach », puisque c’est la plage la plus animée, où se trouve la majorité des guesthouses.

J’ai arpenté la plage pendant une heure avant de trouver une chambre. Tous les établissements étaient chers et pas particulièrement soignés. La plupart se présentent sous la forme de bungalows (qu’ils appellent « chalets »), plus ou moins au bord de la plage. Je voulais me trouver une petite hutte mignonne pour apprécier la fin de mon voyage, mais tout était plutôt crade, pas entretenu, et puant (au sens premier du terme). Je me résous donc à me poser dans l’endroit le moins cher, très basique, mais dans lequel on me propose un chalet sur une butte, avec une vue imprenable sur la mer.

La superbe vue depuis mon « chalet » au Rock Garden Village (Ile Perhentian, Kecil, Malaisie)

Effectivement c’est très beau, mais les sanitaires communs sont limites. Et puis mon chalet se trouve tout en haut de la butte, presque dans la jungle, et je ne me suis pas sentie particulièrement rassurée quand je suis allée me coucher : c’est infesté de varans, qui se baladent entre les chalets, et je n’avais pas vraiment envie d’en rencontrer un de nuit.

Après une soirée passée à bouquiner au resto, je rentre me coucher vers 21h30. Pas du tout d’ambiance sur cette plage, il règne une atmosphère qui ne me convient pas. Et puis la plage en elle-même n’a rien d’extraordinaire, ça fait un peu usine. Donc le lendemain matin je me décide à traverser l’île pour joindre la côte ouest (à 10 minutes de là à travers la jungle), où Le Routard annonce une petite plage en forme de anse : Coral Bay. Je visite quelques bungalows et je trouve mon bonheur. Je suis ravie de m’installer dans ce nouvel endroit, qui convient parfaitement à ce que j’ai envie de faire : rien, bronzer, plonger, penser, lire, et prendre un peu de recul sur ce voyage qui s’achève.

Coral Bay est vraiment mignonne, pas très grande, et l’atmosphère y semble plus sympa, plus cosy. Ravie d’avoir trouvé le bon spot, j’attaque ma séance de bronzette (faut bien que je vous fasse envie en rentrant !).

Sieste sur la plage. En ouvrant les yeux, voilà ce que je vois… Que demander de plus ? (Kecil, Perhentian, Malaisie)

Le lendemain matin : plongée dans une épave, du nom de Sugar wreck. J’avais toujours rêvé de faire ça, et je n’ai pas été déçue. Évidemment c’est moins magique que de plonger dans les coraux magnifiques, avec des milliers de poissons multicolores, mais c’est une autre expérience. Sugar wreck est un cargo de sucre de 92 mètres de long, qui a sombré récemment (en 2000). Au début on ne comprend pas très bien où l’on se situe dans le bateau, mais après une petite demi-heure, on prend de la hauteur sur l’épave et on aperçoit alors le bateau couché sur le côté. On distingue bien le pont, la cabine, et l’ensemble du navire. A l’intérieur il fait très sombre, c’est un peu bizarre, presque mystérieux. A un endroit, on peut sortir la tête de l’eau tout en restant sous le bateau. On enlève alors son détendeur, et on peut se dire « hello », mais surtout ne pas respirer l’air car il est toxique.

Lucy (Nouvelle Zélande) et moi après la plongée à Sugar Wreck (Kecil, Perhentian, Malaisie)

Le soir, Lucy (avec qui j’ai plongé), me propose de boire un pot au club de plongée, le seul endroit qui vend de l’alcool sur Coral Bay… Il paraît que la licence est trop chère et donc les restos ne veulent pas la payer. Et puis rappelons que l’on est dans un pays musulman, donc l’alcool n’est pas forcément la priorité. Il est d’ailleurs surtaxé, donc la Malaisie, c’est pas vraiment le trip bière fraîche pas chère comme en Thaïlande.
On dîne ensuite avec un petit groupe de filles très sympas. Soirée nanas donc, plutôt agréable.

Voici Ubu, 6 mois, qui vit au centre de plongée de Coral Bay (Kecil, Perhentian, Malaisie)Apéro au club de plongée (Kecil, Perhentian, Malaisie)

Je me suis sentie vraiment bien sur cette île. Ces trois jours m’ont permis de réaliser que je rentrais, et de m’habituer petit à petit à l’idée. De faire le bilan aussi, et de me retrouver seule, la plupart du temps. C’est très appréciable.

Le lendemain, départ en bus pour Penang, sur la côte ouest (où je suis déjà passée en venant de Thaïlande, pour prendre le ferry en direction de Sumatra). En effet passer la frontière à l’est est un peu dangereux visiblement (conflits indépendantistes). Et de toutes façons, comme le temps me manque, j’ai décidé de prendre l’avion de Penang à Bangkok. Air Asia, une compagnie low-cost genre Easyjet, propose des prix vraiment intéressants.
Les huit heures de bus qui séparent Kuala Besut de Penang m’ont permis de découvrir un peu plus la Malaisie, puisque je l’ai traversée d’est en ouest. Très beaux paysages, jungle, fleuves, et toujours les bananiers et cocotiers que j’adore.

Ce que j’ai vu de la Malaisie n’est évidemment pas suffisant pour juger le pays, mais dans l’ensemble, je l’ai trouvé plutôt joli et les gens plutôt accueillants. Ceci dit, je n’éprouve pas beaucoup de regrets à l’idée de ne pas en voir plus. C’est sans doute le coup de cœur indonésien qui opère, et je ne crois pas pouvoir trouver la Malaisie mieux que Sumatra… Ou en tout cas je n’ai peut-être pas envie de le savoir.

PS : de nouvelles photos dans l’album Malaisie (à la suite de celles de Penang).

Carte

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