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Accueil » Thaïlande, Malaisie, Indonésie • 2007

Départ de Jean-François : je reprends la route toute seule

11 avril 2007 1 commentaire

Récit


Depuis Koh Phi Phi, nous avons pris le bateau pour rejoindre Phuket, où Jean-François prenait l’avion pour Bangkok.

Départ de Kho Phi Phi, en direction de Phuket (Thaïlande)

Arriver dans le centre ville de Phuket un dimanche après-midi n’est pas une bonne idée : tout est fermé, ce qui est pour le moins inhabituel en Thaïlande. Après avoir trouvé une guesthouse pour ma nuit et y avoir déposé le sac de Jean-François, nous voulions boire un dernier verre tranquille et nous offrir un ultime massage des pieds. On a arpenté les rues, c’était le désert. Un chauffeur de tuk-tuk voulait nous emmener, et quand on lui a répondu qu’on voulait juste marcher, il nous a lancé un « Sunday, holiday, nothing » ! Ça résume bien la situation et l’ambiance. Très décevant comme dernière image du pays pour Jean-François…

On a finalement trouvé un endroit ouvert pour se faire masser. On s’est tous les deux regardés avec un grand sourire béat. La femme qui tenait le « salon » a demandé à Jean-François d’attendre 10 minutes, le temps qu’elle finisse le brushing de sa cliente. Mais les 10 mn se sont transformées en 1/2 heure, donc JF n’a eu droit qu’à 10 mn de massage, car il fallait partir pour l’aéroport. J’aurais dû lui donner ma place, moi qui ai l’opportunité de me faire masser n’importe quand, mais sur le coup on n’a pas réagi.
En plus, pas de taxi à Phuket, donc on a fait l’erreur de demander conseil à la femme du salon, qui a encore passé 10 minutes à appeler son copain pour qu’il nous emmène, pour 500 bahts (négociés à 450). Alors que la course ne coûte en fait que 250 bahts…

Nous voilà donc à l’aéroport avec un petit goût amer dans le fond de la gorge : Jean-François s’en va, il n’a pas eu le dernier massage tant attendu, on s’est fait rouler par le type qui nous a emmenés (oh pas de grand chose, mais c’est le principe), et Phuket déserte était vraiment glauque.

Bonne nouvelle, l’avion de Jean-François a une heure de retard : voilà enfin un peu de réconfort, nous allons pouvoir passer un peu plus de temps ensemble, dans l’ambiance si intime de l’aéroport ! Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, nous décidons d’aller dîner au Burger King.

On se venge sur le Burger King pour noyer le chagrin du départ – Aéroport de Phuket (Thaïlande)

C’est idiot de manger des burgers en Thaïlande, mais on doutait un peu de la qualité du resto thaï de l’aéroport, et en plus, les Burger King ayant disparu en France, on ne pouvait pas rater ça ! Pour ceux qui connaissent, Jean-François est un addict du Double Whooper. Alors nous voilà en train de déguster notre énorme burger, avec la dose de frites et de coca (« Large size please ») qui va avec. Hé bien c’était très sympa.

S’en suit la douloureuse scène des au revoir, dont je vous épargne les détails…

Et voilà, je suis à nouveau livrée à moi-même. Retour à Phuket-town dans le seul taxi-meter que j’ai trouvé à l’aéroport, et que j’ai dû partager avec un anglais pas très causant. Nuit à Phuket puis départ le lendemain midi pour Ao Luk : petit village situé à 2h30 au nord de Phuket et à 40 km de Krabi, près de l’entrée d’un parc national annoncé comme magnifique par le Lonely Planet : Thanbok Korani. Mangroves, jungle, grottes et cascades : c’est exactement ce dont j’ai envie. Un endroit proche de la nature, à l’écart de l’agitation touristique des plages.

Hé bien on peut dire que j’ai été servie. J’ai débarqué dans un bungalow ultra glauque, avec des poules et des coqs qui se battaient juste devant en faisant un bruit d’enfer, et une panoplie de lézards pour compagnons de chambres. Bon l’avantage des lézards, c’est qu’ils bouffent les insectes, mais d’un autre côté, ça fout un peu la trouille de trouver un lézard dans sa serviette en sortant de la douche… J’ai poussé un cri que toute la ville a dû entendre !

Mon bungalow ultra glauque à Ao Luk (Thaïlande)

Je décide de me rendre à l’entrée du parc national pour me renseigner. Au « Visitors center », les filles ne parlent pas anglais. Je tente ma chance jusqu’à l’entrée du parc, où le type me dit que c’est 200 bahts mais qu’ils ferment dans une heure et demie. Je me dis que je reviendrai demain. Depuis mon arrivée à Ao Luk, je suis la seule falang (étrangère). Je suis également la seule résidente de ma guesthouse, ce qui renforce son côté glauque. A l’entrée du parc, les Thaïs me dévisagent, pas méchamment, et me lancent des « hello » à tout bout de champ. Deux gamines se ruent sur moi alors que je regarde un panneau d’information. Elles m’attrapent le bras, je me retourne et vois leur père débarquer avec son appareil photo. C’est le monde à l’envers, et je trouve ça plutôt rigolo !

Puisque le parc va fermer, je me dis que je vais aller en ville, à 20 minutes à pied de là, pour mettre à jour le blog, histoire de tuer le temps. Traversée de la ville en 10 minutes, pas un cybercafé, je suis bel et bien la seule falang, et le regard des Thaïs commence à devenir pesant. Je fais trois entrées au 7-eleven pour acheter successivement de l’eau, des cigarettes, puis du thé glacé, et je finis par me résoudre à y acheter une soupe Mama, et à la manger dans le magasin… Pour un premier repas toute seule, c’est réussi. Il n’y a aucun endroit pour manger dehors, sauf une dizaine de tables sous un chapiteau ; ça ressemble à une kermesse ou a une sorte de célébration en l’hommage de quelqu’un, si l’on en croit la photo dressée devant le chapiteau. Je n’ose pas m’assoir là, j’ai un peu peur de m’incruster.

Il est donc 17h20 et je viens de dîner !! Si si ! Que vais-je donc faire jusqu’à ce soir ? Le bourdon me prend. Pourquoi ai-je décidé d’aller dans un endroit isolé ? J’aurais dû aller directement à Krabi, d’où pas mal d’excursions sont organisées vers le parc. Mais je ne voulais pas me faire embarquer dans un truc à touristes. Bref, je décide de quitter la ville dès le lendemain matin. L’ambiance est trop lourde, et glauque. Et là je commence à me demander ce que je fous ici toute seule. Je pense que le blues « post Jean-François » opère, ça va passer, j’essaie de m’en persuader.
Je me renseigne au 7-eleven sur le passage des bus (car évidemment, dans un endroit non touristique, pas de point information, et rien à ce sujet dans le Lonely Planet) : on me dit 8h ou 17h30. Parfait, je m’échappe d’ici à la première heure.

Me voilà de retour à ma guesthouse – toujours déserte – vers 17h45. Après une bonne douche, il me reste encore quelques heures à tuer. Et là, c’est vraiment long. Je laisse la porte de mon bungalow ouverte, histoire d’y faire entrer un peu de lumière. Je lis un peu, tente d’organiser la suite de mon voyage, observe le va-et-vient des lézards sur les murs (l’un d’eux vient de s’offrir un papillon de nuit pour le dîner, juste devant mes yeux… impressionnant). La nuit tombée je ferme la porte ; je suis seule dans cette foutue guesthouse au milieu des arbres et au bord de la route, la proprio n’est même pas là, ça devient presque flippant.

Longue soirée dans mon bungalow (Ao Luk, Thaïlande)

J’attends avec impatience l’appel de Jean-François qui ne devrait plus tarder à atterrir à Paris. Et je me dis que ça aurait été beaucoup plus vivable à deux…
A 21h j’éteins les feux mais je ne trouve pas le sommeil. Je finis par m’endormir vers minuit, après quelques échanges de textos avec JF, mais je suis réveillée à 3h du matin par les premiers chants des coqs. Ils hurlent ces salauds, quel boucan. Je mets les bouchons d’oreilles, mais rebelote à 4h, puis à 5h, et les bouchons n’y font rien. Le réveil sonne à 6h30, je suis dans un profond sommeil, et là c’est dur. M’enfin j’ai tellement envie de quitter ce sordide endroit que je me lève direct.

Et je fais bien car le bus de 8h est en fait parti à 7h45, quelle bonne idée j’ai eu d’être en avance (pour une fois) ! Le bus est en fait un taxi collectif, qui m’emmène en un peu plus d’une heure à Krabi, où je retrouve la civilisation. Ouf.

La première guesthouse que je visite est la bonne. Je me prends une petite chambre mignonne comme tout, avec sol en béton ciré, salle de bain très moderne avec lavabo rectangle, bac de galets dans le sol, et douche à ciel ouvert.

Ma jolie petite chambrette à Krabi (Thaïlande)Douche à ciel ouvert (Krabi, Thaïlande)Une salle de bain qui me rappelle un peu la mienne (Krabi, Thaïlande)

Ça change des chambres kitsch et parfois moisies que l’on peut croiser. C’est la plus belle auberge depuis le début du voyage, très cosy et paisible. J’ai même un petit balcon devant ma porte, avec une chaise longue, qui donne sur un petit jardin arboré et fleuri, avec un grand puits au milieu. Voilà le genre d’endroit où l’on aurait été bien avec Jean-François. La chambre est à 450 bahts (9 €), c’est un peu plus cher que ce que je m’autorise habituellement, mais après la sale soirée + nuit d’hier, j’ai envie de me faire plaisir.
En plus, la femme qui tient l’établissement est charmante et très aimable. Je vais rester ici quelques jours, car j’ai besoin de me poser un peu, et de préparer la suite.

Me voilà ravie d’être là, Jean-François me manque bien sûr, j’aurais vraiment aimé poursuivre avec lui. Mais je sais que de chouettes aventures m’attendent, et j’ai le moral. Du 13 au 15 avril, c’est le Songkran ici (le nouvel an), donc je compte rester à Krabi pour assister aux festivités. Et puis Fabien (le frère d’Estelle Bravard) est à Koh Phi Phi en ce moment-même, et risque de repasser à Krabi le 14 ou le 15. Ce serait sympa de se croiser.
Mon frère à moi par contre, sera en Thaïlande du 20 au 30, et là, pas moyen de se croiser, les dates ne collent pas… Dommage.

Suite de mes aventures à Krabi la prochaine fois.
Je vais tout de suite mettre en ligne quelques photos.
Je vous embrasse.

Carte


 

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Il y a un commentaire »

  • Steff dit :

    Salut Pépette,

    Ouahou, que d’infos géniales. C’est super de pouvoir suivre ton périple en direct.
    Je vois que vous en avez bien profité avec Jeff, c’est cool. Je penses que tu dois être un peu déçue qu’il soit reparti, mais bon tu l’as déjà fait, t’es cap, y a pas de souci. J’ai confiance.

    Tes photos sont belles, ça donne envie, je te jure et en + de savoir que Matth y va dans qq jours, je me dis merde alors j’ai qu’à les rejoindre mon frère et ma soeur ce serait cool….

    Hélas, je ne peux pas. Tant pis, je vis ça grâce à ce blog fabuleux.

    J’ai vu sur tes photos que t’avais changé tes lunettes, elles déchirent j’adore, elles te vont trop bien.

    J’ai pas eu bcp de temps pour te mettre des commentaires légendaires ces derniers temps. Par contre je me mets svt sur msn mais t’es jamais en ligne.

    En tt cas je vais prendre le temps de te faire un long mail comme ça tu auras des news toutes fraiches. Maman m’a dit qu’elle t’en avait envoyer qq 1 pour le départ de Jeff.

    Bref j’ai l’impression que tu profites encore de cette expérience, et j’en suis ravie pour toi.

    Je pense fort à toi.

    Take care.

    Gros bisous

    Steff

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