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Accueil » Thaïlande, Laos, Cambodge • 2006

Vientiane : petit break au milieu du pays

18 février 2006 Aucun commentaire

Récit


Presque une semaine d’absence sur le blog, faut quand même que je vous donne quelques nouvelles.
Vientiane, la capitale du Laos, était plutôt reposante, et moi, je me la suis coulée douce : après le rhume carabiné, j’ai mangé très épicé un midi, et mon ventre n’a pas vraiment supporté.
Résultat, un après-midi entier au lit, dans cette chambre sans fenêtre. Bref, entre la journée pluie, la fin de crève (où je me suis perdue dans la ville pendant 3h), et la journée au lit, mon séjour n’a pas été très productif. J’ai fait en presque 6 jours ce que j’aurais pu faire en 3. En même temps, ça fait du bien de se poser parfois, de lâcher son Lonely Planet et son appareil photo, et d’arrêter de faire la touriste. C’est vrai quoi, pourquoi est-ce que je devrais toujours visiter des trucs, prendre des photos, et tout vous raconter sur ce blog ?! Donc c’était une semaine off, rien que pour moi.

Le Pha That Luang

Bon, après ces trois jours, j’ai quand même visité LE monument de Vientiane : le Pha That Luang. Un très beau stupa doré de 45 m de haut.

Le célèbre grand stupa doré du Pha That Luang (Vientiane, Laos)

Malheureusement on ne peut pas monter au sommet, mais simplement entrer au 1er niveau. Les lignes en or qui découpent le ciel bleu produisent un très beau contraste. Je ne sais pas pourquoi, ça m’a fait pensé à « la terre est bleue comme une orange » ; c’est de qui déjà, Paul Eluard ??

Sommet du Pha That Luang (Vientiane, Laos)

Le Patuxaï

J’ai également visité les Champs Elysées du Laos : au sommet de la principale avenue de la capitale, un arc de triomphe (à 4 piliers celui-ci) appelé Patuxaï (littéralement Porte de la victoire), à l’intérieur duquel on peut grimper pour avoir un beau point de vue sur la ville.

Le Patuxaï (Vientiane, Laos)

Autour du Patuxaï, un petit jardin fleuri et des bancs, et surtout très peu de voitures : rien à voir avec la place de l’étoile à Paris. D’ailleurs j’y étais en vélo, et j’ai même pas eu peur de mourir !

A Vientiane, il y a un peu plus de voitures qu’ailleurs au Laos, mais ça reste très zen. C’est vrai que ce pays est assez hallucinant de ce point de vue : c’est le royaume des 2 roues et des tuk-tuks. La circulation est très lente (pas plus de 30 dans les villes), pas de klaxon, sauf un tout petit coup pour prévenir les vélos, et puis plein de piétons. C’est vraiment relaxant, et je n’ai pas hâte de retrouver les chauffards parisiens.

Avenue Lan Xan (Champs Elysées) vue du sommet du Patuxaï (Vientiane, Laos)Circulation autour du Patuxaï (Vientiane, Laos)Les Champs Elysées de Vientiane, avec au bout, le Patuxaï (arc de triomphe)

Le parc Xieng Khuan

Je suis aussi allée avec Cynthia au Xieng Khuan (parc du Bouddha), à 25 km au sud-est de Vientiane. On a pris un bus local, on était les seules falangs (occidentales) à bord, debouts car le bus était plein. Les gens nous regardaient un peu mais assez gentiment, on ne se sentait pas du tout intruses dans leur monde. Ce bus était vraiment épique : comme j’étais debout près de la porte, c’est moi qui l’ouvrait et la fermait à chaque montée-descente de passagers. Pour actionner la « poignée », une simple petite cordelette. Voilà ce qu’on appelle réparer avec des bouts de ficelle ! Les sièges étaient complètement déchirés, les amortisseurs HS (et la route était plus que défoncée). Au sol, des valises, des sacs, des cagettes de bouffe. Et tout ce beau monde qui nous sourit et nous indique à quel endroit descendre. Voilà, 50 mn de trajet avec les locaux, c’est mieux et moins cher qu’un tuk-tuk, même si le confort n’y est pas (mais qu’est-ce qu’on s’en fout finalement ?).
Le Xieng Khuan est un endroit très agréable, bordant le Mekong. C’est une espèce de parc rempli de statues hindoues et bouddhiques en tous genres, et notamment celle d’un immense bouddha couché, à côté duquel je ressemble à une lilliputienne.

Parc de Xieng Khuan (parc du Bouddha) (Vientiane, Laos)Mon bouddha et moi (Xieng Khuan, Vientiane, Laos)Entrée du bâtiment en forme de citrouille au Xieng Khuan (Vientiane, Laos)Le type qui a fait réaliser ces statues était un chaman excentrique, qui a fusionné philosophies, mythologies et iconographie hindouistes et bouddhiques (Xieng Khuan, Vientiane, Laos)

L’art asiatique du massage

Dernière activité du séjour dans la capitale : le massage. Curieusement, je pense que j’ai eu droit à un massage thaï plutôt que lao. Le massage lao est normalement très soft (comme celui que j’ai eu a la Croix Rouge de Luang Prabang), mais celui-ci était carrément plus hard. Voire un peu douloureux à certains moments. Beaucoup de stretching (dieu que je suis raide) et de pressions exercées avec le bout des doigts, les paumes, les coudes, les genoux de la masseuse. Le principe, je pense, est de relancer la circulation sanguine. Et c’est ce qui se produit effectivement ; on sort de la très léger, avec des ailes. C’était marrant parce que Cynthia et moi, on nous a mise dans la même salle, sur le même matelas ! On nous a donné des caleçons taille XXL, on avait l’air très chouette. Les meilleurs moments : le dos et la tête.

Le superbe caleçon XXXL fourni pour le massage chez Dr Thepsomphous Massage (Vientiane, Laos)

Pauvreté et mendicité

Un truc qui m’a frappée à Vientiane : la présence de mendiants. Je n’en ai vu nulle part ailleurs au Laos. Un jour, je prenais mon petit dej en terrasse, et j’ai vu une femme avec un bébé d’un an, qui venait demander de l’argent. Je lui ai donné un peu, puis elle s’est assise par terre devant la terrasse, et s’est mise à brutaliser la petite. Elle la secouait dans tous les sens, le bébé hurlait, et moi, j’avais les larmes aux yeux. Que faire ? Aller la voir et lui dire d’arrêter ? Elle essayait de faire une queue de cheval à sa fille, qui n’avait malheureusement pas beaucoup de cheveux. Elle tirait comme une malade sur les quelques mèches. Le bébé hurlait de plus belle. J’avais le cœur en mille morceaux, la nausée.  Est-ce qu’on peut aller voir les gens comme ça et leur dire ce qu’ils doivent faire avec leurs enfants ? Est-ce qu’elle m’aurait comprise ? Oui sans doute, mais est-ce qu’elle m’aurait écoutée ? Je suis partie, en laissant un billet de plus et un sourire. Je voulais aller acheter à manger pour le bébé, mais il n’y avait pas de magasin autour, et j’avais un rendez-vous, donc pas le temps. Quand je suis repassée 1h après, elle n’était plus là.
Plus tard, j’ai entendu dire que les mendiants maltraitent souvent leurs bébés en public, pour obtenir plus d’argent. Effectivement, ça marche. Ca me met en colère. Que vont devenir ces enfants, et quel bon début dans la vie pour eux…

Le monde est tout petit

Il faut quand même mentionner que j’ai aussi profité de la vie nocturne à Vientiane. J’ai retrouvé Judith et Nicolas, Fred et Mélissa pour un dîner français au resto La Côte d’Azur, puis Cynthia les jours suivants. Judith et Nicolas sont repartis pour Bangkok après deux jours, Mélissa et Fred m’ont devancée à Pakse (où je suis aujourd’hui). Avec Cynthia on a rencontré des gens très sympas : Matthew, un anglais, et Brenton, un australien : c’était en fait le gars qui était dans mon bus entre Chiang Mai et Chiang Khong, et qui ne m’avait pas adressé la parole.

Au Khop Chai Deu Café avec Brenton (Vientiane, Laos)

Le monde est petit, on finit forcément par se rencontrer à un endroit ou à un autre au Laos. Matthew est lui aussi reparti vers Bangkok (beaucoup de gens ne font que le nord du Laos) et Brenton a pris un bus pour le Vietnam. Mais tous les deux seront au Cambodge en mars, donc on risque de se croiser à nouveau. C’est vraiment excellent : tu croises des gens, tu sympathises, tu ne suis pas forcément la même route mais les moments partagés sont toujours agréables, et puis un jour, au coin d’une rue, tu recroises une tête connue. Évidemment on s’est échangé nos emails, ça aide aussi à se retrouver.

Cynthia, de son côté, a quitté Vientiane le même jour que moi, mais elle fait une halte dans un village du centre Laos avant d’aller à Pakse. On devrait donc se retrouver demain ou après-demain.

Carte

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